NOTRE AVIS SUR LE CONSEIL MUNICIPAL DU 27 JUIN 2016

Publié le par Les élus du Nouvel Elan

COMMUNICATION DU NOUVEL ELAN :

Monsieur le maire,

Madame, monsieur les conseillers municipaux,

Nous sommes extrêmement inquiets pour l’avenir de notre centre-ville. Cette inquiétude est largement partagée par des commerçants et de très nombreux habitants, marqués par les fermetures de commerces dans la rue principale.

Comme nous, vous êtes certainement persuadés qu’au-delà de l’activité économique qu’ils créent, les commerces du centre-ville représentent aussi l’existence et le développement de liens sociaux. C’est pourquoi le maintien de l’activité commerciale en centre-ville doit être une priorité absolue.

Aussi, nous vous demandons d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour d’une prochaine réunion du Conseil municipal, voire, si besoin, de convoquer une séance extraordinaire.

Une politique extrêmement forte doit être engagée et des actions concrètes doivent être entreprises à très court terme.

Nous sommes convaincus de l’intérêt que vous portez à ce sujet et le nouvel élan est déterminé à y contribuer de manière constructive.

Révision du PLU :

Bien que nous ayons adopté à l’unanimité le Plan d’Aménagement et de Développement Durable, nous nous sommes abstenus sur le vote du Plan Local d’Urbanisme. En effet :

Le texte fait la part belle au centre-ville et ses commerces :

Le plan pluriannuel d’investissement de la municipalité ne prévoit pourtant quasiment rien sur le sujet si ce n’est :

  • une étude sur la place du vieux marché
  • une étude sur le commerce du centre-ville (qui est en cours).

Pourtant la situation nécessite une réaction énergique et rapide.

L’environnement a également une place importante dans le PLU :

  • Le projet de ZAC à Pen Ar C’hoat prévoit un petit bout de lotissement développement durable… on a l’impression que cela ressemble plus à la caution écologique de la municipalité qu’un réel sujet de préoccupations puisqu’aucune orientation environnementale n’est prévu pour ce qui sera, sans doute, le plus gros lotissement du mandat (lotissement à Quillimérien)
  • De plus, nous citons la municipalité : la trame verte et bleue « représente un potentiel écologique et paysager à préserver et à continuer de mettre en valeur » alors pourquoi y installer un bâtiment de 140 m² pour le wake board ainsi qu’un parking d’une cinquantaine de place ?
  • Il existe une coupure nette dans cette trame verte et bleue entre les deux lacs (de Ty colo et de la Comiren). Alors que cette coupure est notée dans les annexes du PLU comme un « potentiel de connexions écologiques » les dernières actions de la municipalité ont été d’y ajouter du bitume avec les aires de jeux…

Nouvelle installation de téleski nautique :

Le Lac de Ty colo est devenu une zone de loisirs, du coup, nous ne sommes pas contre un projet d’extension du wake board avec cependant les commentaires suivants :

Le projet aurait pu être installé en dehors de la trame verte et bleue et le rapprocher des réseaux existants (nous paierons, pour son installation, 100 mètres de réseaux d’eau et d’assainissement ainsi que l’aménagement d’un parking d’une cinquantaine de places).

• Comme l’a souligné la liste « Cap du l’Avenir », l’emplacement choisi va provoquer un nouveau déséquilibre entre la zone commerciale du lac et celle du centre-ville.

• De plus, ce projet a été réalisé sans aucune concertation et surtout sans annoncer le coût financé par nos impôts notamment l’extension des réseaux et du parking.

Pourquoi cet entrepreneur bénéficie-t-il d’une telle aide ?

Acquisition par la commune d’une parcelle de terrain Trévisquin et partage d’un terrain de Quillimérrien :

Nous ne sommes abstenus car nous ne sommes toujours pas favorables à l’emplacement prévus pour la salle omnisports.

DSP relative à la gestion de la piscine – rapport annuel du délégataire 2014-2015 :

Nous avons rappelé l’importance de prendre connaissance du programme d’investissement de l’entreprise privée gérant la piscine municipale : tous les concessionnaires ont tendance à diminuer leur investissement en fin de contrat car ils n’auront pas la possibilité de l’amortir totalement ce qui est moins rentable pour elle.

Il faut absolument suivre techniquement et financièrement le contrat de concession contrairement à ce qui s’est fait jusqu’à maintenant.

Rapport sur le Prix et la Qualité du Service 2015 de l’eau et de l’assainissement :

La présentation du service de l’eau et de l’assainissement est idyllique : 100% de conformité dans les contrôles sanitaires, un très bon rendement, des tarifs raisonnables par rapport aux autres services environnants.

Nous avons eu droit aux fameux discours sur la peur de voir augmenter le prix sur la commune lors du transfert de compétences.

D’abord sur la performance économique, nous avons un tarif 2016 de 4.58 € TTC/m3* alors qu’il est de 4.36 €TTC sur Brest Métropole, comme quoi la mutualisation à long terme peut être payante…

Un indicateur est enfin apparu dans ce rapport (nous le réclamions depuis 2 ans), la capacité de désendettement, il est de 11.19 ans pour l’eau et de 12.77 ans pour l’assainissement : c’est énorme car cela signifie qu’en consacrant tout l’argent disponible, il faut 11 ans pour rembourser toute la dette sur le budget de l’eau et presque 13 ans pour l’assainissement !

De plus depuis 10 ans, le budget de l’eau dégage 100 000 € d’argent disponible pour renouveler le réseau. Avec ses 95 kilomètres et une moyenne (basse) de 150 € le cout du renouvellement du mètre linéaire du réseau d’eau, cela fait 140 ans pour renouveler tout le réseau auquel il faut ajouter les 11 ans pour rembourser la dette, cela donne 151 ans !!! C’est bien plus long que toutes les études de résistance des réseaux établis entre 80 et 100 ans. (Pour l’assainissement, c’est plus difficile à calculer car nous ne connaissons pas le mètre linéaire de réseau mais rien ne laisse à penser que c’est beaucoup mieux…)

Nous n’avons aucune étude technique connue réalisée par un bureau d’étude pour connaître la situation réelle du réseau et de ses besoins de renouvellement dans le temps.

Cela signifie que :

  • sans mutualisation, nous aurions obligatoirement une augmentation significative à plus ou moins long terme une augmentation du prix de l’eau.
  • avec la mutualisation, sous réserve de bien connaître l’ensemble de la situation sur le territoire, cette hausse pourrait être moins importante.

Il est donc très important de recentrer le débat du transfert de la compétence eau et assainissement sur le patrimoine et les capacités financières plutôt que de se centrer uniquement sur la tarification (qui reste bien évidemment un sujet important).

Nous nous sommes abstenus de voter le rapport.

* sur la base d'une consommation de 120 m3

Autres décisions prises à l’unanimité

  • ZAC de Pen Ar C’Hoat : clôture des enquêtes préalables à la déclaration d’utilité publique et parcellaire
  • Transformation d’emplois à la ville
  • Extension de la gare routière
  • Sécurisation du cheminement piéton sur la route départementale 38 : sollicitation de subventions

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